nuit blanche


c'est quoi ce truc ?...



...voilà j'crois que c'est ça que j'aime, que j'attends.


j'ai cherché une photo
d'vanessa rossetto
en écoutant ce vieux mix
sur foxy digitalis


jeudi. 15h30. j'aimerais dégueuler des phrases qui rendent justice à cette oeuvre, tout en portant description fidèle des différents sons entendus, du paysage sonore traversé... clic clac cliché des mots plus des mots, des sons plus des sons. j'aimerais. mais je ne suis pas assez éveillé pour - sous-entendus. un café plus un café. 16h30. j'attends ma fille. je lis un vieux jazzman des années 90. de ces années-là, j'ai placé un cd dans le lecteur. je lis un texte écrit par la contrebasse retrouvée de mingus. "orange était la couleur de son coeur" et je repense à l'heure précédente, au disque rossettien, à mon manque d'éveil pour trouver des correspondances. ma fille arrive. une fois installée, machinalement, elle achève de pousser le cd dans le lecteur auto.


"c'est quoi c'truc ?"
je lui tends le boitier cristal.
...I should be earning a medal for this...
"ah ouais. pas mal. j'peux mettre la radio ?" je crois qu'elle se fout des listes et classements, des trucs du passé qu'un vieux con aimerait lui faire ingérer/intégrer parce que croit-il ce serait bon pour elle, je crois qu'elle préfère écouter son temps, entendre son époque. là. maintenant. mon doigt cherche et pousse le bouton 5. un sourire illumine sa figure.
"merci p'pa."
(toujours pas de devoirs)


21h30. et mon disque du jour et de la nuit ? où en suis je ? je décide de rester au niveau de l'énoncé de données de champ. quatre titres. 10, 11, 13 et 6 minutes. dans la pièce sous la moquette, une dalle de béton dont je fais bon usage. sur la moquette, ma pantoufle gauche - la droite flotte dans les airs. dans les deux, mes pieds dans deux chaussettes grises. légères. ma fille me dit bonsoir, je lui souhaite une bonne nuit. nous nous embrassons. "à demain matin". les voisins ferment leurs volets. un chien aboie. une, deux voitures dans la rue derrière. une s'arrête, l'autre pas. ouverture fermeture de portière. une personne. je ferme la fenêtre. l'ordi ronronne. je place les écouteurs sur mes oreilles. violon qui flotte, chants d'oiseaux, quelques notes de piano, conversations lointaines. vers 22 heures un peu passées, je me lèverai, jetterai un oeil au sommeil de ma fille et reviendrai m'asseoir, seul désormais, à cette place, la mienne, depuis toujours. à jamais. j'écouterai l'orange terrestre jusqu'à ce que je décide peut-être.

pour les grands yeux d'une brune
décroch'rons nous la lune

je n'ai jamais eu d'âge et je ne m'en souviens pas


(e.nglikhtonian v.ersion)
t.he {g.host} l.ost i.t


vanessa rossetto
swim bladder
2010


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